Eva May Chan ; flore médicale décrite.

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24 octobre 2009

Ton mot est tombé sur mes genoux. Je n'ai rien compris quand je l'ai lu.

C'est fou quand même cette façon qu'a le destin de toujours vous faire tomber sur ce dont vous avez exactement besoin en ce moment. Quand il faut que vous voyiez quelque chose, vous n'avez pas choix et vous tombez dessus. C'est à peu près ce qui m'est arrivé avec The Fall - qui, ce qui va sans dire va tellement mieux en le disant, n'est pas une version de La Chute donc ni moustaches, ni mur, ni aigles dans ce film.

Je cherchais un nouveau film à regarder comme à peu près un soir par semaine et en écumant les pages Videotribe, mon oeil est attiré par une affiche pour le moins daliesque. Je clique sur l'image. The Fall. Ca me dit vaguement quelque chose. En fait, maintenant que j'y pense, j'étais vaguement tombée sur des photos de costumes sur Costumer's Guide mais ne m'y était pas arrêtée pensant que c'était un énième film de science-fiction. Je fais ma petite recherche, il s'agit d'un film de Tarsem Singh, le réalisateur de The Cell dont j'avais plutôt bien aimé l'univers à l'époque. Jennifer Lopez et les suspensions sadomasochistes un peu moins mais on ne peut pas tout avoir. Continuant donc mon investigation, je cherche le trailer et là, c'est l'enchantement (il faut cliquer sur l'enchantement si vous voulez être enchantés à votre tour). Au delà du fait qu'elle soit la bande annonce la plus réussie qu'il m'ait été donné de voir, elle est tout simplement la compilation de tout ce que je devais voir : des couleurs de tous tons et dans la plus parfaite harmonie, des paysages à se faire dessus, des costumes incroyables, Lee Pace le dieu du sexe, des images oniriques et orientalisantes et Beethoven. Tout est là pour me convaincre d'aller l'acheter sur u torrent.

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Et pour la première fois, je comprends les deux points de vue liés à ce film, à savoir pourquoi on peut l'adorer ou le détester ce qui me permet d'emprunter un super raccourci rédactionnel rarissime, la liste.

Que peut-on ne pas aimer ?
- L'attention trop portée aux images et pas assez à l'histoire. Une heure supplémentaire n'aurait pas été de trop pour poser les choses.
- La traduction française, comme toujours.
- L'exposition ostentatoire d'inspirations comme Dali, Escher, Baraka de Ron Fricke, The Fountain pour quelques plans, la Ligue des Gentlemen Extraordinaires pour le choix des héros (un Indien, un Ancien Esclave, un Intellectuel, un Bandit, un Mystique et un Expert en explosifs) et le combat contre un seul et unique méchant, le gouverneur Odieux (qu'on ne peut que plaindre d'avoir été prédestiné à la naissance d'être un super vilain grâce à son prénom pourri), Terry Gilliam et son Baron de Munchausen, etc.
- Le rapport pas toujours vrai couleurs vives/film joyeux parce qu'on risque d'être surpris (mon paquet de mouchoirs le premier).

Que peut-on adorer ?
- Je me répète mais la photographie, la photographie !
- Les décors, glanés aux quatre coins du monde. Et j'insiste bien là-dessus dans la mesure où très peu d'images de ce film sont dues à quelconques effets spéciaux.
- Le fait que la maladie puisse rendre un homme sexy (pas très vrai mais qu'importe) à travers Lee Pace, totalement insignifiant lorsque rasé de près dans Pushing Daisies, envoûtant en paraplégique suicidaire ici.
- La musique. Le choix de la Septième de Beethoven n'est pas très original mais fait toujours son petit effet. Le reste de la bande son est bien, hormis quelques emprunts à Philip Glass parfois dans les moments cruciaux.
- Le charisme de chaque personnage. Et je dis bien chaque personnage.
- Les costumes d'Eiko Ishioka qui a signé pas mal de costumes de Björk, ceux de The Cell et même le Dracula de Coppola.

Article écrit à 4:55 sous la fatigue et la maladie (ce qui explique le paresseux et innaceptable recours à la liste)

18 octobre 2009

Concerto for basson in E minor, RV 484 allegro, 3r movement

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Dans l'ordre, ces photos ont été prises chez les beaux-parents de Xiaofeng chez qui se déroulait son anniversaire, chez Adèle ou plutôt chez son dressing. Puis une veste sur laquelle je travaille en ce moment. Les plus avertis se seront instantanément dit qu'il n'aurait pas fallu m'emmener chez Kenzo cet hiver. Le reste n'est qu'extraits de mon bureau.

J'ai reçu pas mal de mails de personnes qui voulaient en savoir plus sur ma rentrée, l'école, l'ambiance, souvent dans le but de faire ce genre d'études eux-mêmes. L'Esmod, c'est grand, beau, riche, mais ça a aussi des professeurs compétents. Mes deux professeurs principaux, stylisme et modélisme, sont relativement jeunes et friendly et personne n'aime le professeur de marketing excepté moi. Mais je dois avoir un côté sado-maso dans le milieu scolaire. J'aime gagner la confiance et l'estime d'une personne d'apparence fermée et exigeante, j'y trouve beaucoup plus de satisfaction que chez une personne ouverte à tous et avenante. Quant au professeur de culture mode, elle n'a pas encore parlé de Rose Bertin, je ne peux donc pas encore me prononcer. A ce propos, l'anniversaire d'Oscar Wilde était il y a deux jours. Ce que j'ignorais, c'est que c'était également l'anniversaire de la mort de Marie-Antoinette, que je pensais être le 26 et pour lequel j'avais déjà nourri de grands projets de soirée Couronnes sous la coupe. Pour revenir à Esmod donc, je suis en classe bilingue, avec quelque chose comme cinq français ce qui m'amène à parler anglais quasiment toute la journée avec mes camarades. Pour un peu, je me croirais à la Central St Martins, le prix du loyer en moins (quoique). Camarades qui sont d'ailleurs assez fantastiques, chacun à leur manière. Jamais de ma vie, je n'avais apprécié de façon aussi unanime mes compagnons de misère - est-ce que je vous rappelle mon passé d'outsider ?

Je suis décidée à revenir très régulièrement ici, notamment en faisant des screens de costumes de films. Disons, un par mois pour commencer, je trouve ça bien. D'ailleurs, j'hésite entre deux films pour la première chronique :

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14 octobre 2009

Inspiration : Kenzo A/W 09

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Nouvelles sans verbe

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Je déroge au titre mais j'ai retrouvé Stella Maxwell (le modèle dont je m'étais occupée chez Miyake) au défilé Zucca !
Le reste des nouvelles arrive bientôt.

03 octobre 2009

As I child I knew

Pas vraiment le temps d'en dire plus mais pour ceux qui ne me suivraient pas sur Facebook : j'ai eu ma première expérience en tant qu'habilleuse aujourd'hui pour le défilé s/s 2010 d'Issey Miyake. Je suis tombée amoureuse de Stella (Maxwell), le modèle dont je devais m'occuper. Un modèle de patience, de douceur, de gentillesse, le tout dans une petite chose frêle et blonde.

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Je trouve ça émouvant d'aller checker les reports et de tomber sur une photo de ces tenues, que cinq minutes plus tôt on manipulait avec la plus grande précaution. Mais dans cinq ans, je me trouverai certainement très niaise. Sinon, je n'ai pas vraiment le temps de chroniquer la fashion week new-yorkaise, londonienne, milanaise et encore moins parisienne, mais j'aime beaucoup le défilé Fendi et récemment le Gareth Pugh. J'attendais le défilé Dior au tournant, mais finalement la seule chose vraiment chouette, c'est Galliano :

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27 septembre 2009

Alexander Mc Queen

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Personne n'aurait 2795$ ?
http://www.alexandermcqueen.com

Ah ch'infelice sempre



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"Vous ne vous en rendez certainement pas encore compte, mais ce jour est un jour crucial dans votre future carrière."

Esmod, Discours de bienvenue, 17/IX/09

C'est très simple, depuis la rentrée, je revis. Premier jour de stylisme, premier gros devoir : rendre dans une semaine un classeur bourré de nos inspirations sur plusieurs thèmes donnés (un créateur, un pays, un architecte, une coiffure, etc). A l'énoncé de ces thèmes, je m'emballe, des petits John Galliano, Alexander Mc Queen et Jean-Paul Gaultier ailés volent déjà autour de moi lorsque quelque chose me ramène à la terrible réalité : je n'ai ni internet ni imprimante et ça risque de s'avérer bien plus difficile que prévu. Mais qu'à cela ne tienne, pendant toute la semaine, je suis arrivée à l'école quelques heures plus tôt, pour pouvoir faire mes recherches au calme et profitant du wifi de l'école, poursuivant ce travail le soir en rentrant au cyber café du coin. Et jamais contré mon gré.
C'est inexplicable le délassement qu'on ressent lorsqu'on se retrouve à discuter de Stephen Jones avec quelqu'un sans qu'il vous réponde "Stephen qui ?" ou pire "Ah oui, le rugbyman !", ou lorsqu'il est normal d'évoquer le défilé Couture S/S07 de Dior et de voir tout le monde acquiescer. Je parle surtout des professeurs, pas des élèves, je ne les connais pas assez. Comme partout, il y a beaucoup de touristes (et vu le prix de la croisière, c'est assez aberrant), mais dans l'ensemble, j'ai trouvé quelques passionés. J'apprends lentement mais sûrement en modélisme, le but étant de devenir vite autonome et de pouvoir improviser et créer des choses par moi-même. J'ai enfin reçu mes livres de cours, je vais pouvoir m'y plonger un peu et essayer de percer les mystères du patronnage. Je vous montrerai des photos des cours du plan de travail qui s'installe doucement un peu plus tard dans la journée ou demain.

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04 septembre 2009

You could be from Venus

Cet article risque d'être un peu long.


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C'est un fait. Je suis très douée pour raconter des futilités, mais dès que quelque chose de crucial ou d'un tant soit peu important se produit dans ma vie, je m'y perds et suis incapable de l'évoquer pleinement. Surtout ici. Et une fois de plus, c'est dans le train que je suis amenée à écrire. Alors voilà, j'ai trouvé un appartement. Parquet, moulures, la combinaison gagnante comme on dit à Paris. Lorsque je l'avais visité, je pouvais déjà imaginer le futur emplacement de ma bibliothèque, de mon buste et de mon tricorne mais chacun de mes espoirs immobiliers ayant été déçu par le passé, j'essayais de ne pas trop caresser celui-ci. J'ai eu la réponse lundi matin. Le dimanche soir, je l'avais passé avec Alexis à rayer sur le plan du métro parisien toutes les stations où on ne se voyait pas vivre. Il restait un peu moins de la moitié. Puis on a discuté de l'avenir, de toutes ces choses glaçantes qui se préparent doucement dans l'ombre et de tout ce que ça avait d'excitant. Et à être allongés là, sur ce lit qui ne nous appartenait pas et dans lequel dieu sait qui avait dormi, on est est venus à la conclusion que rien ne serait possible si on ne quittait pas cet endroit chargé de souvenirs, bons comme très mauvais, devenu bien trop aliénant, nous n'arriverions à rien. Et malgré la concision que je déploie à décrire la scène, c'était une de ces discussions progressives, dont chaque nouveau tournant est un combat et dont on sort en général exténué. Lundi matin donc, alors que je dormais depuis environ trois heures, mon téléphone sonne et je décroche d'une voix enrouée et mal assurée.  "Bonjour mademoiselle, Johanna de l'agence M******, je ne vous dérange pas ?"."Non, bien sûr que non". J'ai du mal à retenir les battements de mon coeur, ils sont si forts que j'imagine mon interlocuteur les entendre. Je sais que dans la seconde qui suit, quelque chose de crucial se passera. "Je vous appelais pour vous dire que votre dossier concernant l'appartement dans le VIIIème arrondissement avait été retenu". Elle me félicite, je la remercie, elle prend congé, je raccroche. Aucun bruit. Depuis six mois, j'imaginais le moment où on me dirait "votre dossier a été retenu" et s'il m'avait fallu être vraiment logique avec moi-même, j'aurais dû sautiller deux ou trois fois, sauter au cou d'Alexis et descendre acheter des pains suisses pour tout le monde. Sauf qu'ils se sont tous couchés une heure plus tôt, que je suis étonnamment calme et surtout, que j'ai rendez-vous avec Audrey et Stella Polaris au Ladurée de la rue Bonaparte pour une rencontre entre femmes d'internet et j'hésite encore sur la tenue du jour. J'avais prévu de repasser chercher des vêtements à Lille chez mes parents mais les imprévus ont fait que je me retrouve là, assise en sous-vêtements sur le parquet, à hésiter entre cette qipao bleu canard et cette robe noire. J'opte finalement pour la robe noire, considérant que la simplicité est mère d'élégance et surtout que mes talons de haute voltige et ma broche Chanel feront le reste. Ce qui n'a pas manqué puisque ces sandales à plateaux ont été comparées à des Balenciaga par Audrey herself chez Ladurée. Bien sûr, vous ne la verrez pas en photo mais Audrey est très jolie. J'imaginais une blonde cendrée de taille moyenne, et c'est une brune au visage de poupée qui m'accueille à bras ouverts, débordant de compliments à mon égard. Note à moi-même : apprendre à réagir aux compliments. Note à Audrey : la prochaine fois, reste plus longtemps. Quitte à occuper mes appartements avec Stella Polaris histoire d'en savoir un peu plus sur ces choses qui nous humanisent. Bon, maintenant, il faut que je récupère les photos dans l'appareil de Marie-Laure et elles seront en ligne. Décapitées, bien sûr.

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Geum-Ja est ma nouvelle icône de mode. J'écoutais et surécoutais Ah ch'infelice sempre de Vivaldi lorsque je me suis souvenue que Park-Chan Wook l'avait utilisé dans la bande originale de Sympathy for Lady Vengeance avec le Caprice n°24 de Paganini. J'aime beaucoup Park-Chan Wook, pas seulement parce qu'il utilise souvent du Vivaldi dans ses films, mais surtout pour la poésie dont il habille le macabre et surtout pour son talent à explorer la vengeance, sous tous ses angles. Dans le premier volet de la trilogie qu'il y a consacrée, Sympathy for mister Vengeance, il s'agissait d'une vengeance inattendue, absolument pas préparée. Oh-Dae Su (Old Boy, deuxième volet) et Geum-Ja (Lady Vengeance, troisième volet), eux s'attachent à une vengeance préméditée. Sauf que. Contrairement à Geum-Ja, Oh-Dae Su perdait son humanité en voulant assouvir sa vengeance, au point de devenir lui-même une bête. Le dessein de Geum-Ja est différent : sa vengeance va lui permettre de retrouver cette humanité qu'elle a perdue en prison. En farfouillant sur internet allant l'acheter chez mon marchand de journaux le plus proche, je me roule en boule au coin du lit et je me laisse porter par le film, que je n'avais vu qu'une seule fois avant cela. Première constatation : Geum-Ja est plus jolie que dans mes souvenirs. Deuxième constation : le film est plus lent que dans mes souvenirs. Troisième constation : ce pistolet était plus beau dans mes souvenirs. Je ne me souvenais plus vraiment de la trame, juste de la fin que je voyais un poil plus prenante, mais malgré les commentaires d'Alexis qui aime très peu le cinéma asiatique (c'est ma foi un point de vue qui se comprend), j'ai réussi à retrouver mes premières émotions, mais aussi à en découvrir d'autres. Et bien évidemment, les costumes ne m'ont pas échappé. Comme pour Old Boy, c'est Cho Sang-kyung qui s'y colle. Et à merveille, je dois dire. J'avais adoré le travail qu'elle avait fait dans Old Boy, même si plus subtil, car il y avait une véritable cohésion avec la photographie du film et l'évolution des personnages. Ici, le vestiaire de Geum-Ja change tout au long du film. Avant sa première apparition, on dit d'elle qu'elle est un "ange vivant". On l'appelle même "Geum-Ja la généreuse". Premier plan, elle porte une robe souple, blanche avec des très légères pointes de rouge, comme des minuscules tâches de sang. Son visage est dégagé et son teint est nu, sans aucune trace de maquillage. C'est un ange sous la neige qui annonce clairement qu'il n'est plus lorsqu'il lâche un "Pourquoi n'iriez vous pas vous faire foutre ?" trop dur pour un visage si doux à des chrétiens venus lui offrir du tofu lors de sa sortie de prison, pour qu'elle "vive en blanc". Et peu à peu, les décors et le vestiaire de Geum-Ja vont s'assombrir, à commencer par ce fameux maquillage rouge (qui m'inspire encore et encore dans la vie de tous les jours) qu'elle arbore pour "ne plus paraître aimable", puis par ce manteau bleu charron (ou est-ce cobalt, je ne saurais le déterminer) et enfin ce manteau d'assassin en cuir brillant sur lequel se clôturera le film et, tout comme la scène d'ouverture, sous la neige. C'est vraiment quelque chose de passionant les costumes au cinéma et, contrairement à ce qu'on peut croire, pas seulement dans les films d'époque. Ca offre des clés de compréhension incroyable. Surtout dans les Park-Chan Wook.

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Alors vous l'aurez compris, grâce à Geum-Ja, ma nouvelle obsession s'illustre dans un joli manteau bleu charron sous la lumière, cobalt dans la pénombre (comme ça, pourpre.com est content). Peut-être pas en feutre comme elle, mais plus dans un velours doux et plein de reflets. En réalité, j'ai envie de tas de couleurs nobles cet hiver comme du rouge Bourgogne, de brun cannelle ou de Véronèse. Il me tarde vraiment de m'installer (j'ai les clés ce lundi !) et de récupérer mes affaires disséminées un peu partout.

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(oh le joli lambris qu'on va vite repeindre...)(désolée pour la qualité mais les photos d'agence sont ce qu'elles sont)

Je vais installer mon dressing dans le coin que l'on aperçoit sur la deuxième photo, avec une commode basse sous la fenêtre. Vu la masse volumineuse de vêtements, je crois que je vais opter pour les portants. Avec des jolies barres de rideaux, des cintres pas trop mal et une organisation par couleur, je crois que ça devrait le faire, parce que je n'ai pas franchement envie d'investir la chambre avec tout ça, le Nidelamour doit rester le Nidelamour (et moi, je dois rester cucul). En ce qui concerne la décoration... j'hésite. Il faut dire que je manque cruellement de moyens en ce moment (la troisième échéance de l'école arrive et mon compte en banque suffoque déjà à l'avance) et que je ne peux par conséquent pas acheter le fauteuil de mes rêves (à 700€ (si vous êtes généreux)). Mais je devrais me débrouiller pour faire de cet endroit quelque chose de joli et chaleureux en attendant que la crise soit loin. Du moins, un peu plus loin. Pour ça, il va surtout falloir que je trouve un tout petit petit boulot, qui ne me prenne pas trop de temps mais qui me permette au moins de gagner quelque chose comme 400€ par mois. Les étudiants de l'Esmod m'ont mise en garde : pas question de travailler à côté des cours, les travaux personnels sont trop nombreux pour qu'on puisse se consacrer à autre chose. Mais je n'ai pas le choix, et d'autres ont du bosser plus dur que ça pour arriver à concrétiser leurs rêves, alors pourquoi pas moi. D'ailleurs, si vous avez des pistes pour des jobs du genre, elles sont bien entendu les bienvenues ! L'idéal serait un travail à domicile, mais j'ai cessé de croire au Ciel. Quoi qu'il en soit, vous demeurerez informés et promis, pas un mois après comme c'est le cas maintenant. Pour l'instant, je vous laisse, j'essaie de me coucher tôt car la Grande Braderie de Lille est demain et je suis sûre que quelque chose de bien m'y attend. Reste à savoir quoi.


18 août 2009

Demain à l'aurore, nous irons encore glâner dans les champs.

Initialement prévue en juillet pour bercer nos journées d'été, ce n'est que maintenant que la radio Zanorg est en ligne. Mais après tout, il nous reste encore plus d'un mois pour en profiter. Pour l'écouter, il vous suffit de cliquer sur le liseron phonographe situé dans la colonne de gauche, juste sous la c-box et la radio s'ouvrira en pop-up.

Dawn / Dario Marianelli
Pour la campagne anglaise et parce qu'elle me rappelle ces moments passés avec Alexis, où il tentait avec grand peine de m'apprendre à égréner ces notes.

Lettre de Mme de Mortsauf / Delphine Seyrig
La voix de la grande Delphine Seyrig sur du Arvo Part, c'est une autre dimension qui s'ouvre à vous.

The Rose/Françoise Hardy

Bien plus envoûtante que la version française, selon moi.

Hum hum/The Troublemakers

Juste pour la bonne humeur qu'elle éveille.

Beautiful boy/CocoRosie
Ma chanson favorite de CocoRosie. Les paroles & Antony Hegarty.

I'll be seing you/Françoise Hardy & Iggy Pop
Quand elle fredonne de l'anglais, je ne suis plus moi.

The Medic/Worrytrain
J'écumais les Myspace Music lorsque j'atteris sur celui de Worrytrain. Et je tombe amoureuse de cette chanson, sans pouvoir la trouver où que ce soit. Quelques mails plus tard, il me l'envoie en personne, et je sais désormais avec qui j'aimerais collaborer lorsque je m'essaierai à la musique.

Good Friday/CocoRosie
A écouter sur fond de brise et allongé sur de l'herbe fraîche, uniquement.

Opus 17/Dustin O'Halloran
J'aime son minimalisme.

Education Sentimentale/Maxime LeForestier
Cette chanson, c'est l'enfance et ce que l'on rêve que nous dise un homme une fois femme.

Jeanne/Françoise Hardy & Air
Un plongeon dans l'air.

Threnody/Goldmund
Une découverte récente, et qui correspondait parfaitement à ce que je désirais écouter.

Dirty trip/Air
Lourde et légère à la fois. Je la trouve prodigieuse.

L'Arrivée dans le jour/Delphine Seyrig
Cette voix...

Hua Yang De Nian Hua/Zhou Xuan
L'Or de la Chine, telle qu'elle apparaît dans In the mood for love.

The last waltz/Yeong-Wook Jo
Old Boy. Si vous aussi, vous voyez des fourmis lorsque vous vous sentez seuls.

Mi par d'udir ancora (I Pescatori di perle)/Bizet
La version utilisée dans Match Point, chantée par Enrico Caruso.

La Chanson de Prévert/Serge Gainsbourg
Parfois je déteste Gainsbourg, parfois je l'adore. Là, je l'adore.

The Severed Garden/Jim Morrisson
And gives us wings where we had shoulders.

Dans le vert de ses yeux/Brisa Roché
L'unique fait de rendre du Adamo onirique est remarquable.

Moi je joue/Brigitte Bardot
L'hymne à la légèreté positive.

Between us/Aswefall
Jolie.

Cosmia/Joanna Newsom
Je suis curieuse d'apprendre ce que voient les gens lorsqu'ils écoutent cette chanson. Chez moi, des biches s'abreuvent, des nymphes plongent dans des lacs étincelants et les feuilles tourbillonnent.

Le Festin/Camille
Tirée de Ratatouille et tellement clichée dans son Paris-Paris qu'elle en devient plus qu'appréciable.

Your hands are cold/Dario Marianelli
Je n'aime pas vraiment la tournure épique qu'elle prend mais ce qui m'évoque monsieur Darcy est toujours d'avance pardonné.

Blind/Hercules and love affair
Découverte grâce à Karl Lagerfeld dans un défilé Chanel, cette chanson ne me ressemble pas mais elle figure dans mon top 20. Et Antony y est pour beaucoup.

Sunny afternoon/The Kinks
Tout est dans le titre.

The Man who sold the world/Nirvana
Parce que je trouve cette version résolument plus profonde que celle de Bowie.

I put a spell on you/Natacha Atlas
Parmi mes nombreux secrets, il y a le suivant : j'aime beaucoup Natacha Atlas. C'est paraît-il une icône gay, mais j'ai toujours su qu'au fond, j'étais un grand gay.

Alabama Song/The Doors
Si vous cherchiez une chanson qui me ressemble.

La Salle de bains/Shiina Ringo
Merci Adrien : )

Une furtiva lagrima (L'Elisir d'amore)/Gaetano Donizetti
Me rappelle tant d'instants qu'il me serait impossible d'en désigner un seul.

Louise/Paul Whiteman
J'aime la légèreté de cette chanson, elle réveille l'époque où je minaudais sur un piano à queue.

Hoist the colours/Hans Zimmer
Pour le pirate qui sommeille en moi.

Get Misunderstood/The Troublemakers
Il y a des chansons qui éveillent une sorte de force en vous mais que vous ne parvenez pas à expliquer.

Blow/Ghinzu
Je trouve cette chanson terriblement érotique. Sûrement parce qu'elle m'évoque les premiers moments intimes que j'ai partagés avec Alexis.

Hurray ! Hurray !/Do, Make, Say, Think
C'est joli ça, pour finir une playlist.


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Cette photographie, ainsi que les trois qui suivent, sont tirées d'un shooting d'Annie Leibovitz pour le Vogue US (je crois) intitulé French Twists. Je ne vous précise pas ce qui m'attire dans ces clichés, vous le devinerez aisément par vous-mêmes. C'est drôle, cette série me ferait presque trouver Gérard Depardieu séduisant en personnage de Fragonnard.


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04 août 2009

Cette note est écrite avec un téléphone portable, soyez indulgents.

Désolée pour cette absence de nouvelles : mes parents ont acheté une maison à la campagne et je suis venue les aider, avec Alexis. Cet éloignement avec tous médias (ordinateur et chargeur de portable restés à Paris) me fait beaucoup de bien. Mais promis, je reviens une fois les travaux finis. Portez-vous bien.




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