Eva May Chan ; flore médicale décrite.

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17 janvier 2010

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http://nastvrtivm.canalblog.com

Je suis ailleurs, changez vos liens !




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27 décembre 2009

Extraits d'hiver

Je suis enfin rentrée chez moi -- Paris s'entend.



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WIENWIEN

21 décembre 2009

Yes, I know, but what I thought might be appropriate is if I were the last.

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Manteau Benjamin Cho, S/S 2004 in Bad Romance, Lady Gaga

Les Inspirations Religieuses
Comme à chaque hiver, je ressens l'envie de lire quelques passages de la Bible.
Et le livre de Job aura toujours ma toute préférence.


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Thierry Mugler, Automne-Hiver 2009/10
Merci à Ugo mon poulain sans qui je serais honteusement passée à côté de ce défilé

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« Plus tard, il arrive que, devenus habiles dans la culture de nos plaisirs, nous nous contentions de celui que nous avons à penser à une femme comme je pensais à Gilberte, sans être inquiets de savoir si cette image correspond à la réalité, et aussi de l'aimer sans avoir besoin d'être certains qu'elle nous aime; ou encore que nous renoncions au plaisir de lui avouer notre inclination pour elle, afin d'entretenir plus vivace l'inclination qu'elle a pour nous, imitant ces jardiniers japonais qui, pour obtenir une plus belle fleur, en sacrifient plusieurs autres. »

Marcel Proust, Du côté de chez Swann


13 décembre 2009

La grande porte de Kiev

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Vienna, Austria, 1902

Je ne suis pas de ces gens qui collectionnent les images dans leur cadre. Surtout pas les magazines, je ne peux pas les voir entassés sur une étagère ou un présentoir, en attendant que quelqu'un veuille bien les lire, ça leur confère une dimension glaciale. Je me suis prêtée à un exercice que je fais environ une fois tous les deux mois et qui consiste à ressortir tous ces dits-vieux magazines où des pages ont déjà été arrachées. Je tourne les pages frénétiquement, je ne m'arrête pas plus d'une demi-seconde sur chaque page pour que l'oeil ne soit pas dévié vers autre chose. Lorsque je vois quelque chose de bon, je l'arrache d'un coup sec et rapide et je recommence. Et la rapidité a son importance, une seconde de plus et la perception a changé, il est trop tard. Il s'agit vraiment de s'écouter. L'image plaît, il faut l'arracher et ne surtout pas céder au "oh non finalement, je n'en ferai rien". Faites confiance à votre oeil, s'il s'est arrêté dessus, vous verrez plus tard que ce n'est pas pour rien. En général, cet exercice s'étend sur une heure. En face, une pile de pages arrachées, jetées en vrac sur la table et qu'il va maintenant falloir découper et coller (ou conserver comme bon vous semble). Et là encore, pas question de renoncer, de s'arrêter sur l'une d'entre elles et se dire "mais pourquoi diable l'ai-je choisie ?". Souvenez-vous de ce qui vous avait interpellé et découpez le. Là aussi, avec frénésie. Je ne m'applique pas, je suis les contours et je glisse en suivant les hasards courbes des ciseaux. En général, je ne colle pas tout de suite, le collage demande trop de concentration pour ne pas se perdre dans la sélection du découpage.
J'aime ces moments où je me mets dans une sorte de transe, où plus rien n'existe sinon ces Lieder dont je suis le rythme pour tourner mes pages. Et ce qu'il y a de plus incroyable là-dedans, c'est le fait que l'on puisse le renouveler aussi longtemps qu'il restera des pages à ces magazines. Je disais à A. que s'il y avait bien une chose délicieuse, c'était de voir que l'oeil s'affinait, se précisait. Que des images qui ne m'avaient pas interpellées jusque là puisse trouver grâce à mes yeux aujourd'hui. Contempler les pages restantes du magazine fermé et se demander ce qu'on y trouvera la prochaine fois. Je lui disais également que c'était à mes yeux le but final, l'ascèse de la beauté et de la pureté. Qu'avoir du goût, c'était pouvoir l'appliquer à tout. Je suis encore loin de ce climax mais je me sens bouger, je sens mon cœur tendre vers des choses nouvelles et ça c'est ce qui fait de moi quelqu'un incroyablement vivant en cet instant. Je suis dans une Locomotive Folle et je ne dois pas arrêter son élan avant qu'elle ne puisse marcher par elle-même. Ces derniers mois ont été étranges, les plus étranges de toute ma vie, je dirais. Je suis dans ce statut dit-célibataire, des gens partent, d'autres reviennent, je me suis mise à relire Dante et si un instant je m'étais oubliée, je peux aisément dire que je me suis retrouvée. C'est ce que je trouve magique avec les pièces maîtresses d'une existence, celles qui vous construisent vraiment et font partie de vous. Quoi qu'il arrive, il y aura toujours une partie de moi dans La Vie Nouvelle, dans La Recherche du Temps Perdu, dans les huiles d'Ilya Repine ou dans la Romance de Nadir. Si d'aventure, je me perdais, je sais qu'il y a trop de moi en elles pour que je ne me retrouve pas en m'y replongeant à nouveau.
Tout à l'heure, sur un coup de tête, j'ai commandé des billets pour Vienne. J'évoquais à A. mon désir d'y aller et il a pris mon souhait au sérieux. Je ne lui ai pas dit mais j'en souris encore. Peu de gens seraient allés jusqu'au bout de ça, ils se seraient contentés de dire "oh oui, j'aimerais, ce serait bien" et de ne pas donner de suite. Et le lendemain, tout Vienne nous était réservé. Je trouve ça beau, et rassurant, de voir encore de la passion pure.

Toutes ces choses sont loin d'être chimériques. Elles n'ont jamais été aussi réelles, bien qu'on se soit évertué à me faire entendre le contraire. Ces choses véritables, c'est ce trait que je sens se préciser, c'est ce velours que je caresse et dont j'évalue le tombé et ces fleurs qui deviennent des robes devant moi. C'est le volume qui devient une évidence et la beauté qui devient un idéal. C'est voir ce mandarin jouer de l'erhu dans le métro pile au bon moment, ces hommes qui vous font la révérence dans la rue parce que vous vous sentez jolie, sentir une mélodie sur votre peau, c'est fermer les yeux et visiter les Tableaux d'une Exposition de Modeste Moussorgski. Ainsi pour vous répondre, je vais bien.

Et je sens que mes prochains désirs seront orientaux.

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(on parlait de pièce maîtresse, en voici une)

22 novembre 2009

Sweet young things

Photos jetables, brutes et pures par MarieLaure

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Casting (par ordre d'apparition) :
Cameron le Sulfureux, Elise, Lucie, Armand, Louise, Lila, Marie-Laure, les aliens pornocrates dont Marie-Laure a la garde provisoire, Elise habitée par l'esprit de Jasmine, Célia.
Et moi.


Et une chronique costumes à écrire dans le train de 22h ?



17 novembre 2009

La mort de Cléopâtre

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Oui, d'accord, les espaces sans nouvelles se font de plus en plus larges mais comme une chambre qu'on ne supporte plus d'arpenter tant les souvenirs et la vie y sont présents, je sens le besoin de changer d'air. Je cherche un hébergeur, rassemble des idées pour le futur thème, met en place des rubriques, une sorte de ligne de conduite rédactionnelle à tenir mais je dois avouer que le temps manque un peu. Je ne dirais pas que les cours et le boulot qu'on nous donne est difficile, c'est juste tout s'entremêle et que ça demande une sacrée organisation que j'ai un peu perdu au bout de deux années de déscolarisation. Les projets ne sont pas franchement créatifs mais ce n'est pas vraiment ce qu'on nous demande en première année j'imagine. Du moins, il est prétentieux de penser que l'on peut créer sans bases. Seule lumière : le cours de textile de la semaine dernière et le cours sur la laine. Le professeur avait apporté une centaine d'échantillons, tous utilisés cette saison et vraisemblablement valables pour les deux à trois prochaines années et parmi lesquels il nous fallait choisir environ huit échantillons qui nous plaisaient et nous inspiraient. Comme on s'en doute, j'ai beaucoup de bleu canard, du violine aux broderies art nouveau, un tissu aux brocards orientaux et un lainage brossé vert anglais (une sorte de vert mousse foncé teinté de gris). D'autres me faisaient de l'oeil mais je les retrouverai au prochain cours, où nous aurons encore droit à quelques échantillons. Et pour ce prochain cours, je dois préparer quatre silhouettes de mode avec les échantillons de tissus que j'ai choisis. Par pour de la haute-couture. Pour du vrai prêt-à-porter. J'ai quelques idées et ça m'excite d'avance. En réalité, ce qu'il faudrait pour ne pas trop déprimer, ce serait que j'aie quelques projets créatifs à côté, mais je n'ai vraiment pas le temps et ça me frustre assez. Sinon, puisqu'il faut quelques brèves : je suis allée voir l'Imaginarium du Dr Parnassus et j'ai été soufflée. J'ai enfin vu The Duchess (eh oui) et Brokeback Mountain, ce qui a donné lieu à une soirée assez... lacrymale. De même, j'ai enfin vu Garden State, des années après tout le monde et j'ai trouvé ça très très décevant, je ne comprends pas tout le battage que ce film a pu faire. Il y a enfin un portrait encadré de Luisa Casati sur mon mur, juste au dessus de mon bureau (aux côtés de lord Byron, Wilde & la Castiglione), je me sens protégée. J'ai passé un anniversaire horrible, en pyjama à Lille, malade de la grippe et courbée à cause d'une cystite qui dure (un peu trop longtemps à mon goût). Résultat de cette cystite, j'ai fait connaissance avec le jus de cranberry qui est une véritable torture, et une torture de 1 à 2 litres par jour de surcroît. Anniversaire heureusement compensé par quelques cadeaux de bon goût. Jasmin Noir de Bulgari par Alexis qui fait de moi une femme nouvelle (je cite), un chapelet en argent par Adèle qui me donne envie d'écouter Talk Show host en jurant de tuer tous les Capulet, une boîte à couture de chez Antoine & Lili, le désormais cultissime parmi mes camarades de classe stylo lipstick de chez Marc Jacobs et le reste n'étant que cadeaux financiers, je passe. J'ai dansé sur des tubes honteux et licencieux des années 90 avec Marie-Laure, Lila et Louise, ce qui avec un peu de recul semble assez invraisemblable dans la mesure où nous sommes revenues à nos esprits quelques minutes plus tard. Je ne m'explique toujours pas pourquoi le parfum John Galliano peut sentir aussi mauvais et être aussi beau. Je traîne trop sur Tumblr. Et il faut que je trouve le temps de répondre à Safia (dont le titre du last book me revient en tête constamment en ce moment).

Et des photos de Ruven Afanador, parce qu'il est merveilleux.
(Elle Italie, pour la plupart)


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24 octobre 2009

Ton mot est tombé sur mes genoux. Je n'ai rien compris quand je l'ai lu.

C'est fou quand même cette façon qu'a le destin de toujours vous faire tomber sur ce dont vous avez exactement besoin en ce moment. Quand il faut que vous voyiez quelque chose, vous n'avez pas choix et vous tombez dessus. C'est à peu près ce qui m'est arrivé avec The Fall - qui, ce qui va sans dire va tellement mieux en le disant, n'est pas une version de La Chute donc ni moustaches, ni mur, ni aigles dans ce film.

Je cherchais un nouveau film à regarder comme à peu près un soir par semaine et en écumant les pages Videotribe, mon oeil est attiré par une affiche pour le moins daliesque. Je clique sur l'image. The Fall. Ca me dit vaguement quelque chose. En fait, maintenant que j'y pense, j'étais vaguement tombée sur des photos de costumes sur Costumer's Guide mais ne m'y était pas arrêtée pensant que c'était un énième film de science-fiction. Je fais ma petite recherche, il s'agit d'un film de Tarsem Singh, le réalisateur de The Cell dont j'avais plutôt bien aimé l'univers à l'époque. Jennifer Lopez et les suspensions sadomasochistes un peu moins mais on ne peut pas tout avoir. Continuant donc mon investigation, je cherche le trailer et là, c'est l'enchantement (il faut cliquer sur l'enchantement si vous voulez être enchantés à votre tour). Au delà du fait qu'elle soit la bande annonce la plus réussie qu'il m'ait été donné de voir, elle est tout simplement la compilation de tout ce que je devais voir : des couleurs de tous tons et dans la plus parfaite harmonie, des paysages à se faire dessus, des costumes incroyables, Lee Pace le dieu du sexe, des images oniriques et orientalisantes et Beethoven. Tout est là pour me convaincre d'aller l'acheter sur u torrent.

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Et pour la première fois, je comprends les deux points de vue liés à ce film, à savoir pourquoi on peut l'adorer ou le détester ce qui me permet d'emprunter un super raccourci rédactionnel rarissime, la liste.

Que peut-on ne pas aimer ?
- L'attention trop portée aux images et pas assez à l'histoire. Une heure supplémentaire n'aurait pas été de trop pour poser les choses.
- La traduction française, comme toujours.
- L'exposition ostentatoire d'inspirations comme Dali, Escher, Baraka de Ron Fricke, The Fountain pour quelques plans, la Ligue des Gentlemen Extraordinaires pour le choix des héros (un Indien, un Ancien Esclave, un Intellectuel, un Bandit, un Mystique et un Expert en explosifs) et le combat contre un seul et unique méchant, le gouverneur Odieux (qu'on ne peut que plaindre d'avoir été prédestiné à la naissance d'être un super vilain grâce à son prénom pourri), Terry Gilliam et son Baron de Munchausen, etc.
- Le rapport pas toujours vrai couleurs vives/film joyeux parce qu'on risque d'être surpris (mon paquet de mouchoirs le premier).

Que peut-on adorer ?
- Je me répète mais la photographie, la photographie !
- Les décors, glanés aux quatre coins du monde. Et j'insiste bien là-dessus dans la mesure où très peu d'images de ce film sont dues à quelconques effets spéciaux.
- Le fait que la maladie puisse rendre un homme sexy (pas très vrai mais qu'importe) à travers Lee Pace, totalement insignifiant lorsque rasé de près dans Pushing Daisies, envoûtant en paraplégique suicidaire ici.
- La musique. Le choix de la Septième de Beethoven n'est pas très original mais fait toujours son petit effet. Le reste de la bande son est bien, hormis quelques emprunts à Philip Glass parfois dans les moments cruciaux.
- Le charisme de chaque personnage. Et je dis bien chaque personnage.
- Les costumes d'Eiko Ishioka qui a signé pas mal de costumes de Björk, ceux de The Cell et même le Dracula de Coppola.

Article écrit à 4:55 sous la fatigue et la maladie (ce qui explique le paresseux et innaceptable recours à la liste)

14 octobre 2009

Inspiration : Kenzo A/W 09

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Nouvelles sans verbe

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Je déroge au titre mais j'ai retrouvé Stella Maxwell (le modèle dont je m'étais occupée chez Miyake) au défilé Zucca !
Le reste des nouvelles arrive bientôt.

03 octobre 2009

As I child I knew

Pas vraiment le temps d'en dire plus mais pour ceux qui ne me suivraient pas sur Facebook : j'ai eu ma première expérience en tant qu'habilleuse aujourd'hui pour le défilé s/s 2010 d'Issey Miyake. Je suis tombée amoureuse de Stella (Maxwell), le modèle dont je devais m'occuper. Un modèle de patience, de douceur, de gentillesse, le tout dans une petite chose frêle et blonde.

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Je trouve ça émouvant d'aller checker les reports et de tomber sur une photo de ces tenues, que cinq minutes plus tôt on manipulait avec la plus grande précaution. Mais dans cinq ans, je me trouverai certainement très niaise. Sinon, je n'ai pas vraiment le temps de chroniquer la fashion week new-yorkaise, londonienne, milanaise et encore moins parisienne, mais j'aime beaucoup le défilé Fendi et récemment le Gareth Pugh. J'attendais le défilé Dior au tournant, mais finalement la seule chose vraiment chouette, c'est Galliano :

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